SPH OZR

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SPH OZR (Sophie Hauser) est une jeune artiste, graphiste et designer. Originaire de Paris, elle travaille dans le domaine de la musique, de la mode, des arts visuels ou encore de l’évènementiel. Pour l’exposition Trajectoire Sophie présentera une oeuvre mettant en lumière les formes et le toucher. Présentation.

Sophie lance son studio graphique multidisciplinaire (SPH OZR) en 2015 et exprime sa créativité à travers l’illustration, l’image de marque, la scénographie, ou encore le design editorial ou textile.  Sophie aime avant tout raconter des histoires, parfois avec humour, parfois avec provocation, en travaillant les mots et les images. Elle intègre l’énigme et l’illusion dans son travail afin d’y cacher un second sens, comme le dénouement d’une histoire. Joueuse, elle feinte le regard du spectateur en créant des images qui questionnent l’imagination.


Article écrit par Romane Ricard pour Tafmag, en décembre 2017

« On dit toujours que je suis accro au sexe », nous dit en rigolant Sophie, alias SPH OZR. « Mais non, j'aime simplement flirter avec la vulgarité, détourner des idées toutes faites en y ajoutant un peu de provocation. » Comme son projet, « Vice Caché », une orgie de formes et de couleurs entremêlées qui illustrent des mises en scène érotiques, dissimulées dans des motifs kaléidoscopiques colorés, le tout sur un foulard très BCBG. L'art de l'érotisme en soi(e) qui « joue sur l'antonymie entre le convenable de l'accessoire et l'inconvenant du motif. »

UN PEU D’AMOUR DANS CE MONDE DE BRUTS

Un agenda rempli par milles projets de Direction Artistique qu’elle se partage entre la Machine du Moulin Rouge, les galeries Lafayette ou le BHV ou encore en musique chez Barclay ou Universal, Sophie ne s’arrête pas là pour autant. « J’essaye de me tenir à un gros projet personnel par an »  confirme t-elle. Depuis plusieurs mois, elle travaille en effet sur son projet Mizo Point. « Détailliste », SPH nous en a parlé au point-illé près.

Mizo Point c’est « le point où on appuie quand ça fait mal, ou quand on jouit. Le point qui tue la phrase pour prendre la fuite vers le i ou sur le ring. » La langue aussi aiguisée que son crayon, Sophie joue, oui, avec les mots. Sous la forme d’un mood board ou d’un carnet de croquis, l’artiste glane des morceaux de phrases entendues dans la rue qu’elle détourne pour rire et nous surprendre. Et pour une surprise, c’est une surprise. Sophie sait cultiver l’art du paradoxe : entre la méthode du pointillisme emprunté à l’enfance et les phrases d’accroches porno-vintage du monde des adultes, on trouve la vision OZé de SPH. Ce n’est pas à la haine (traduction de myso) du point auquel on assiste, mais bel et bien à son jubilé; un vrai feu d’artifice du quatorze juillet.

Quelques mots de l’artiste pour compléter ce projet barjot :« Mizo Point est un peu mon projet coup de gueule, mon exutoire. Je reviens au dessin, à la matière première après de nombreuses illustrations vectorielles. Et donc tout est réalisé à la main, au point. Je couche deux-trois phrases sur papier et c’est parti pour une session point-surtout-pas-de-croix»

POINT CUL-MINANT

L’histoire ne s’arrête pas là. Sophie projette de voir ses dessins très au point transposés sur des objets design. Et jamais à court d’idées, elle aimerait pour se faire inviter des associations de femmes du 3ème âge à broder avec elle autour de ce projet tout en points de suspension. Ses petites grands-mères armées de leurs aiguilles fileraient les illustrations de perles de rocailles. L’exposition aura lieu en début d’année prochaine. Point d’absent, s’il vous plait.

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© SPH OZR

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